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25ème Festival du Cinéma Américain de Deauville

Du 3 au 12 septembre 1999

 

 

NOSTALGIE À DEAUVILLE

Pour son 25e anniversaire, le Festival du film américain de Deauville a mis les petits plats dans les grands en invitant toute une pléiade de stars. Même avec un soleil omniprésent, les festivaliers ont préféré délaisser la plage pour les salles obscures. Signe d'une sélection pleine de promesses…

Anniversaire

En 25 ans, Deauville a vu défiler sur ses célèbres planches les plus grandes pointures du cinéma américain. L'occasion de fêter cet anniversaire en compagnie des stars qui ont marqué le festival en leur déroulant le tapis rouge. 40 légendes du cinéma se sont donc réunies pour une photo souvenir d'exception sur la scène du C.I.D : Kirk Douglas, Lauren Bacall, Cyd Charisse, James Coburn, Gena Rowlands, Sydney Pollack, Charlotte Rampling, Anouk Aimée, Claude Lelouch, Jean Reno… Impressionnant ! Quatre hommages ont également consacré durant la semaine des acteurs et réalisateurs de renom : Al Pacino, Robin Williams, Michael Caine et Ang Lee. Assurément les quatre temps forts de cette 25ème édition.

Robin WilliamsAl Pacino

Côté films, les cinéphiles présents diront que le cru 1999, avant-premières (comprendre "blockbusters") et panorama, n'était pas à la hauteur de l'événement. L'absence du médiatique "Star Wars : Episode 1" et du controversé "Eyes Wide Shut" de Stanley Kubrick a fait bouillir les festivaliers. Mais quelques productions ont tout de même réussi à tirer leur épingle du jeu. Ce fut entre autres le cas du sucré et émouvant "The Cider House Rules" de Lasse Hallström et du dernier John Mc Tiernan, "Thomas Crown", remake de "L'Affaire Thomas Crown". Un film d'humour et d'action efficace réunissant un couple des plus glamours: le séducteur Pierce Brosnan et la pétillante Rene Russo. Le duo a fait forte impression lors de l'avant-première et les festivaliers sont restés sous le charme de leurs jeux amoureux… à l'écran bien sûr.

Rire à la carte

Le festival 99 a donné la part belle aux comiques. Billy Crystal est venu dès la soirée d'ouverture faire son show devant un parterre de photographes médusé par les facéties de l'acteur. Fous rires garantis aussi avec "Bowfinger", la nouvelle comédie du réalisateur de "In & Out". Avec cette satire délirante de la Mecque du cinéma, Steve Martin a fait hurler de rire les spectateurs aux côtés d'un Eddie Murphy méconnaissable !

Steve Martin

La nouvelle génération de comiques n'était quant à elle pas en reste, bien au contraire. Le Mr. Box Office d'Hollywood, Adam Sandler, encore méconnu en Europe, ne devrait pas tarder à s'imposer chez nous avec "Big Daddy". Mais ce sont surtout Jason Biggs, Tara Reid, Chris Klein and Co, la bande de potache du corrosif "American Pie" (véritable carton de l'été aux Etats-Unis) qui a emporté les faveurs des festivaliers. Avec eux, la relève est assurée. Sans oublier "Teaching Mrs. Tingle et "Belles à mourir", deux petits bijoux d'ironie, l'un sur le corps enseignant et l'autre sur les concours de beauté.

American Pie

Seule déception à noter au tableau, celle de "Jacob le menteur" de Peter Kassovitz, pâle copie de "La Vie est Belle" de Roberto Benigni, avec un Robin Williams qui ne trouve pas sa place dans le registre du drame. Mais chassé le naturel…, le comédien a une fois de plus démontré ses dons de comique en mettant tous les journalistes dans sa poche au cours d'une conférence de presse très dissipée.

Priorité : talents

Véritable vitrine du cinéma indépendant américain, Deauville bénéficie d'une couverture médiatique grandissante au fil des ans et son festival est devenu un véritable tremplin pour les jeunes réalisateurs d'Outre-Atlantique. Dépréciés aux Etats-Unis, leurs films trouvent un second souffle en Europe, en partie grâce au festival de Deauville.
La compétition a une nouvelle fois permis de découvrir dix films mêlant créativité, audace et richesse artistique. On a retrouvé avec plaisir Anna Thomson et son mentor Amos Kollek ("Sue Perdue dans Manhattan") dans "Fiona", un film traitant une nouvelle fois des thèmes de l'échec et de l'exclusion. Mais la bonne surprise de la sélection revient aux jumeaux Polish qui signent avec "Twin Falls Idaho" l'émouvante et insolite histoire de deux frères siamois confrontés à la différence. Soumis au regard du jury présidé cette année par Régis Wargnier, le Grand Prix a été attribué sans conteste à "Being John Malkovich" de Spike Jonze. Loufoque, étrange et résolument original, ce premier film a remporté un franc succès auprès des festivaliers. John Malkovich et Cameron Diaz y sont absolument surprenants. A coup sûr l'événement de cet automne en France.

L'ambiance amicale et chaleureuse propre au festival de Deauville, ses planches, son défilé de stars et son palmarès ont une fois de plus comblé les gloutons du grand écran.

Elisa GOUVENEL

Spike Jonze