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Deauville 2000


26ème Festival du Cinéma Américain de Deauville

Du 1er au 10 septembre 2000

 


PLEINS FEUX SUR DEAUVILLE 2000

Drapé de son annuelle bannière étoilée, le Festival du film américain de Deauville a voulu fêter l'an 2000 comme il se fallait. Comme toujours bien garni en blockbusters et en films d'auteurs, le Festival fut cette année marqué par un foisonnement de stars américaines venues spécialement fouler les planches de la cité balnéaire.

Le premier week-end de cette 26ème édition a démarré sur des chapeaux de roue avec la projection de deux avant-premières de taille. Le réalisateur hollandais Paul Verhoeven est venu présenter son terrifiant et subversif "Hollow Man" en compagnie de l'acteur Kevin Bacon. Les fans du sulfureux "Basic Instinct" n'ont pas manqué d'ovationner chaleureusement son réalisateur.

Paul VerhoevenKevin Bacon

Le lendemain, un hommage appuyé a été rendu à Clint Eastwood, fraîchement récompensé par un Lion d'or à Venise. L'événement était tel que Claire Denis, Tonie Marshall et Olivier Assayas ont tenu à être présents pour lui remettre son prix. Clint Eastwood a profité de l'occasion pour offrir en avant-première sa dernière réalisation, "Space Cowboys" ou "les papys de l'espace", aux côtés de Donald Sutherland, James Garner et Tommy Lee Jones.
Un second hommage marquant a été rendu à l'incontournable black des films de Tarantino, Samuel L. Jackson. Souriant et toujours aussi branché, l'acteur a conquis le jeune public présent avec son interprétation de Shaft, le flic dur à cuir à la libido exacerbée. Accompagné par la charmante Toni Collette, les deux acteurs se sont montrés très complices durant leur journée de promo…

Samuel L. Jackson et Toni Colette

Présence également très remarquée durant la semaine de l'actrice engagée Susan Sarandon, qui n'a pas manqué de réaffirmer haut et fort lors de la conférence de presse ses positions politiques sur la peine de mort. Son mari, Tim Robbins, est resté volontairement en retrait, heureux de voir sa femme recevoir un hommage mérité.
Verhoeven, Eastwood, Jackson, Sutherland, Jones, Sarandon, Deauville n'a pas lésiné sur les stars et les hommages. Et la liste est loin d'être achevée puisque sont venus compléter cette formidable affiche: Monica Bellucci, Morgan Freeman, Brian De Palma, Chow Yun-Fat, Edward Norton, Salma Hayek, Dino De Laurentiis, Matthew McConaughey, Robert Altman et Harrison Ford. Un tapis de stars à faire pâlir le tout Hollywood.

Show devant

Après "American Pie" l'année précédente, un nouveau film-phénomène a enthousiasmé la jeune génération de festivaliers. En effet, les fans des films de genre n'auraient manqué pour rien au monde la soirée spéciale réservée au caustique et désopilant film des frères Wayans "Scary Movie". La présence électrisante de Carmen Electra, la belle naïade d'Alerte à Malibu, y était bien entendu pour beaucoup dans cet engouement soudain. L'ambiance était ce soir-là survoltée et les rires retentissent encore dans la grande salle du C.I.D. !

Carmen Electra

Fort de son 25ème anniversaire, le Festival a organisé en milieu de semaine une soirée digne de Broadway. La rétrospective sur la grande époque de la comédie musicale "Broadway Musicals" a regroupé de grands noms du spectacle venus remémorer cet âge d'or du cinéma: Leslie Caron ("Gigi", "Un Américain à Paris"), Joel Grey ("Dancer in the Dark") et le très sympathique Mickey Rooney ("Diamants sur canapé") qui n'a pas hésité à pousser la chansonnette et à esquisser quelques pas de danse mémorables ! Des légendes vivantes du cinéma qui ont fait vibrer le cœur des spectateurs.
Pour sa première année en tant que partenaire officiel du festival, Canal + a organisé la projection en plein air de deux films qui avaient crée l'événement à Deauville les années passées: "Le Masque de Zorro" et le désopilant "Bowfinger". Une soirée au clair de lune que les festivaliers et les Normands n'oublieront pas de si tôt.

Des films inattendus

Des drames aux comédies, des thrillers aux films d'action, le Festival a su aborder tous les genres cinématographiques afin de satisfaire un public varié et cinéphile. Mais la nouveauté de ce Festival 2000 fut la présence dans le panorama de cinéastes venus d'horizons aussi divers que l'Angleterre, le Vénézuéla, le Japon ou encore Hong-Kong, avec des films financés par Hollywood. Ce fut le cas de "Brother" de Takeshi Kitano, "Tigre et Dragon" de Ang Lee, "High Fidelity" de Stephen Frears, "Endurance" de Leslie Woodhead et "Woman on top" de Fina Torres.

Takeshi Kitano

Deauville est bien entendu connu pour être le portail des gros blockbusters US, ces fameux cartons de l'été aux Etats-Unis, mais ils furent cette année dans l'ensemble plutôt décevants: "Apparences" avec un Harrison Ford décalé, "U-571" ou les mésaventures "bruyantes" d'un sous-marin de l'armée et "Suspicion", un remake bien fade de "Garde à vue". Les grosses machines hollywoodiennes comme "X-Men", "The Patriot", "60 secondes chrono" ou "Mission: impossible 2" étant déjà sorties en juillet et en août, les avant-premières prévues pour l'automne manquaient un peu de piment.
Le public, avide de nouveautés et d'originalité, s'est donc légitimement tourné vers les films indépendants de la sélection qui ont pour habitude de créer quelques bonnes surprises. Et il a été servi puisque quatre films en compétition se sont très nettement détachés du lot: le sur-vitaminé "Requiem for a dream" du surdoué Darren Aronofsky, le redoutable "Les Initiés" de Ben Younger, le surprenant puzzle cinématographique "Memento" de Christopher Nolan, qui sera sans aucun doute l'événement de cette rentrée 2000, et enfin, le punchy "Girlfight" de Karyn Kusama. Ce dernier a d'ailleurs reçu le Grand Prix du Festival à l'unanimité et le prix d'interprétation pour la jeune et dynamique Michelle Rodriguez. Un premier film prometteur qui suit le parcours d'une adolescente sombre et maussade se prenant d'une passion dévorante pour l'art de la boxe. Du sang neuf revivifiant pour le cinéma américain.
Quant au film surprise prévu pour la clôture du Festival, il n'a pas manqué de provoquer quelques remous auprès des festivaliers qui espéraient le très attendu "Charlie et ses Drôles de dames". Ce fut finalement le burlesque "Escrocs mais pas trop", le dernier opus de Woody Allen, qui eu le privilège de clore cette 26ème édition. Un cadeau de Noël avant l'heure de la part du réalisateur new-yorkais.

Parasol

Après une semaine "surbookée" passée entre les salles obscures, les conférences de presse, les séances photos et les incontournables bains de soleil iodés, gavés de films et de stars, retour au bercail lessivé mais franchement comblé. On en redemande déjà !

Elisa GOUVENEL