CINEMA

CELEBRITES
STAR & VIP

AUTOGRAPHES
DEDICACES DE STARS

HOME CINEMA

FESTIVALS CEREMONIES

SPORT
PHOTO BOOK

SERVICES PHOTO
CONCEPTION WEB
PAO, PUBLICITE

GOUVENELSTUDIO
SHOPPING
IMAGE-PHOTO-SON
A PRIX DISCOUNT

LIENS


Festival du Cinéma Nordique de Rouen


Festival du Cinéma Nordique de Rouen

Du 13 au 24 mars 2002

 


REPORTAGE

AVANT PROPOS :

Bienvenue à Rouen, la ville aux cent clochers, célèbre pour sa cathédrale, la mort de Jeanne d'Arc et sa longue histoire Nordique… Je vais vous guider à travers cette ville tout au long de ces dix jours afin de vous narrer mon expérience et de vous proposer un reportage sur le premier grand événement de cette année : le Festival du Cinéma Nordique qui fête cette année sa quinzième édition.
Découvrant avec vous ce festival j'ai choisi de vous le faire découvrir au jour le jour au travers d'une forme de carnet de bord plutôt que d'essayer d'en proposer une synthèse plus rhétorique qu'objective.
Que le spectacle commence…

PREMIER JOUR :

Cinéma LE MELVILLE
Cinéma LE MELVILLE de Rouen

Comme prévu, les premières projections ont commencé dès 10h30 ce matin. Il faut dire que le Festival du Cinéma Nordique est extrêmement dense quand au nombre de films projetés et au nombre de projections de chacun d'eux. On ne dénombre pas moins de 42 films pour un total de 192 projections, sans compter les événements tels que la leçon de cinéma, la nuit du court-métrage, le ciné-concert…
La cérémonie d'ouverture a lieu à 20h dans la grande salle du cinéma Gaumont-République, devant un parterre de plus de 500 personnes. Il s'agit essentiellement des invités tant du festival que des partenaires, ainsi que de quelques passionnés de cinéma fidèles à l'événement. Au cours de cette cérémonie, Jean-Michel Mongrédien va prononcer un discours célébrant les 15 ans de ce festival et rappelant son histoire, mais aussi soulignant son importance dans le paysage cinématographique européen, français et rouennais. Il notera aussi avec regret la faiblesse du circuit de distribution pour ces " petits " films étrangers et souligne ainsi le rôle prépondérant des salles d'Art et Essai. On notera avec amusement que ce grand défenseur de la diversité culturelle à Rouen (il est aussi le directeur du cinéma d'art et essai de la ville, le Melville) possède les mêmes initiales que ce grand patron qu'il évoquait à mots couverts : JMM… Isabelle Duault, autre déléguée du festival, prendra elle-aussi la parole pour évoquer le programme, la sélection ainsi que les membres du Jury. André Delvaux, invité d'honneur, et Knut Eric Jensen, une rétrospective de son œuvre est programmée, nous sont présentés. J'apprécie alors beaucoup la gentillesse et l'humour de Knut Eric Jensen qui fait l'effort de s'exprimer en français. Enfin, la cérémonie est close par les discours des partenaires institutionnels du festival : la fondation GAN pour le cinéma, les conseils général et régional, la Drac et la Mairie de Rouen.
Après un petit court-métrage promotionnel de la fondation GAN pour le cinéma, la projection du premier film en compétition peut commencer. Il s'agit de Secrets de Famille, un films suédois de KA Andersson. Le choc est moins rude que je ne le craignais, même si la barrière de la langue est un peu difficile à dépasser au début (le film est projeté en VOSTF), c'est un cinéma dérangeant mais très agréable à découvrir, qui nous propose même certaines scènes d'anthologie…
Enfin, ma journée s'achève par le traditionnel Cocktail-dinatoire regroupant tous les invités de cette soirée d'ouverture. Celui-ci à lieu à la Halle aux Toiles, magnifique salle rouennaise qui colle bien à la situation puisque son plafond n'est autre qu'une coque de Drakkar retournée…

PREMIER WEEK-END

André Delvaux
André Delvaux

Beau temps à Rouen aujourd'hui ! Ce détail anodin ne l'est pas tant que ça… C'est vrai qu'il n'est pas propice à la fréquentation des salles, mais par contre il permet une fréquentation un peu plus grande de la tente d'accueil, permettant la découverte des premiers articles, des stands de livres venus du Nord ou encore des énormes icebergs du partenaire. On appréciera également l'espace rencontre où le bouche à oreille est omniprésent, permettant à chacun de savoir quels films découvrir en fonction de ses goûts… On peut également y découvrir le travail des étudiants locaux qui suivent le festival. Pas de films pour moi aujourd'hui, mais le festival continue. Les premières rencontres ont lieu, les rares réalisateurs présents sont très ouverts, et la " leçon de cinéma " d'André Delvaux et Jean-Luc Boissel a été un succès. La semaine prochaine s'annonce plus riche en rencontres et en événements alors attendons…

MARDI 19 MARS

Rouen mérite malheureusement une nouvelle fois sa réputation de cité pluvieuse… Rassurez-vous, ce n'est pas souvent le cas ! C'est par contre avec un immense plaisir que l'on retrouve un cinéma avenue du Général Leclerc. L'UGC fermé, c'est le nouveau Melville qui reprend la place. Cette nouvelle salle nous fait d'ailleurs oublier le mauvais temps tant elle est lumineuse. Le hall d'accueil est très spacieux, décoré aux couleurs du cinématographe et du festival. Les quatre salles ont été rénovées, plus spacieuses, plus propres et plus confortables. On a maintenant un cinéma magnifique en centre-ville surtout si la programmation annoncée (ciné-club, art et essai) tient ses promesses. Quel joie de pénétrer dans cette salle qui, par sa décoration, fait un peu penser à un grand bateau…
Mais, me direz-vous, au-delà de la salle, c'est surtout le film qui compte. Je viens ici voir le film " Everybody Famous " de Dominique Derruderre qui avait reçu le prix du public l'an dernier. Les commentaires à son sujet sont dithyrambiques, so " wait and see "…
Effectivement, sa réputation n'est pas usurpée… encore un peu et le public se serait mis à chanter " Lucky Manuelo " à sa sortie de la séance.
Ambiance festivalière aujourd'hui au Melville. Entre les séances, des gens restent, discutent… On échange son avis sur le film… J'arrive environ une demi-heure avant le prochain film Together, qui avait lui-aussi été présenté l'an dernier. On sent une certaine excitation, beaucoup de monde a entendu du bien de ce film et veut le voir ce-soir. France 3 Normandie prépare les teasers de ses reportages sur le festival, une partie de la presse est présente, et le monde afflue très tôt avant la séance. Un petit retard de la projection accentue encore cette excitation… Une partie de la salle tape des mains pour réclamer le film qui commence enfin.
De deux choses l'une, ou bien j'ai réellement été très bien conseillé ou bien l'ensemble du cinéma nordique et réellement très bon, car à nouveau ce film, bien que dérangeant et étonnant est vraiment très agréable. À nouveau le public est comblé, tout le monde attend la fin du générique et que la salle soit rallumée pour sortir. Conformément à la coutume du festival, les discussions sont nombreuses à propos du film présenté, d'autant plus que le large espace d'accueil s'y prète particulièrement.
Voilà, encore une belle journée cinéma qui s'achève, on assiste réellement à un beau festival, malgré un temps peu favorable à la réalisation d'une ambiance festivalière et festive.

JEUDI 21 ET VENDREDI 22 MARS

Myriam Boyer
Myriam Boyer

Aujourd'hui , grand moment pour moi dans cette couverture du festival. C'est en effet aujourd'hui que vont avoir lieu mes premières grandes rencontres sur le festival. Tout d'abord, c'est Myriam Boyer, l'une des membres du jury (réduit à trois avec les désistements de deux des membres prévus). Je profite d'une interview qu'elle donne à la télévision locale pour découvrir cette comédienne très gentille et prendre quelques clichés.

Cinéma Gaumont
Cinéma GAUMONT de Rouen

Le Gaumont accueille également ce soir une rencontre-débat avec Alex Stockman et Kate Caamerlynck sa productrice après la projection de son premier film, Le pressentiment. Le public semble sous le choc de ce film en Noir et Blanc et de son histoire assez difficile. Alex Stockman répond avec beaucoup de cœur, mais aussi beaucoup de timidité ou plutôt de réserve, aux questions d'un public qui multiplie les références les plus flatteuses (Hitchkock…). Le film semble avoir plu, et après le débat M. Stockman reste encore un long moment pour discuter avec son public. Il répondra également aimablement à mes questions sur la vie de son film qui malgré un accueil décevant du public Belge, multiplie les festivals afin de présenter son œuvre au pus grand nombre (au détriment malheureusement de l'écriture de son prochain film, me dira-t-il…).
Comme on le voit, ces festivals sont ainsi l'occasion pour chacun de discuter avec des réalisateurs, mais aussi des producteurs très disponibles et intéressants. C'est pourquoi on peut quelque peut regretter le manque d'attrait du public pour les espaces d'accueil et de discussion du festival, ainsi que, à mon avis, un certain manque de présence du jeune public qui a ici l'occasion de découvrir un cinéma intéressant et différent de celui qu'ils ont l'habitude de voir, ce qui se révèle une expérience particulièrement intéressante à mon sens.

Alex Stockman
Alex Stockman

Vendredi est aussi une journée importante, deux rencontres-débat sont organisées, et plusieurs films de la compétition sont projetés. Michiel Van Jaarsfeld présente aujourd'hui son film, La dérive, devant des spectateurs, les plus avertis comme les quelques étudiants présents, toujours heureux de discuter de cette œuvre avec son créateur.

Michiel Van Jaarsfeld
Michiel Van Jaarsfeld

C'est avec un très grand plaisir que je rencontre Kjell Ake Andersson et Maria Lundqvist, l'actrice principale de son film Secrets de famille. Ce film suscite énormément de réactions de la part du public. Les interprétations du film sont très différentes selon les individus, et M. Andersson semble réellement heureux du débat que suscite ainsi son œuvre, bien épaulé dans son exposé par la pétillante Maria. Comme tous les metteur en scène présents, M. Andersson se révèle très disponible, ce qui me permet d'évoquer avec lui son film, mes impressions… C'est dans ces occasions que les festivals prennent tout leur sens et, loin de tout esprit de compétition, permettent à chacun de faire des rencontres agréables, instructives… tant pour le public que pour les créateurs qui découvrent ainsi la manière dont leur œuvre est ressentie dans le monde entier. Il faut souligner ici l'admirable travail d'organisation qui permet de créer une ambiance conviviale.

Maria Lundqvist et Kjell Ake Anderson
Maria Lundqvist et Kjell Åke Andersson

Après le débat, c'est Elling qui est projeté et là, le bouche à oreille a fait des merveilles puisque ce film génère des files d'attente impressionnantes à chaque séance, ce qui en fait le grand favori pour le prix du public lors du palmarès demain soir.

SAMEDI 23 MARS

Jean -Michel Mongrédien
Jean-Michel Mongrédien, Délégué du Festival

Le grand jour, tant attendu par la presse, le jury, le public et les futurs lauréats est arrivé ! C'est en effet ce samedi que va être dévoilé le palmarès. Il faut souligner cette excellente idée des organisateurs qui permet ainsi au public de voir ou revoir lors des séances du dimanche les film primés.
Mais avant la palmarès, un autre grand événement est prévu aujourd'hui : le ciné-concert. Il s'agit de la projection à l'Ariel d'un film muet de Victor Sjöström de 1927 en noir et blanc. En même temps, un orchestre de Jazz, sous la direction de Joël Drouin, a mis en musique le film et joue sous la toile pour cette séance unique. C'est réellement un grand événement et beaucoup de monde a fait le déplacement, notamment Alex Stockman et sa productrice qui sont très heureux de participer au festival et ne semblent pas affectés par la compétition. Cette séance très longue (95 minutes) se révèle en réalité particulièrement impressionnante tant le film est poignant et l'orchestration parfaitement synchronisée et adaptée au film.


Séance de Cinéma-Concert

Dans le même temps les projections continuent, malgré le beau temps, les projections de Together et Elling remportent un véritable succès.
Presque dix jours après la cérémonie d'ouverture, nous revoilà dans la grande salle du cinéma Gaumont pour la remise des prix. L'excitation est à son comble ! La cérémonie commence par une projection de nombreux courts-métrages des pays nordiques, très étonnants, souvent drôles et surtout très applaudis. Puis, trève de discours, la cérémonie peut commencer.

Jean -Michel Mongrédien et Isabelle Duault
Jean-Michel Mongrédien et Isabelle Duault

Maguy Seyer, créatrice des trophées remercie le festival, pendant qu'Isabelle Duault traduit ses propos et ceux de Jean-Michel Mongrédien qui préside la cérémonie. Le premier prix remis est le prix du jeune public, remis par un jury de cinq étudiants du Lycée Marcel Sembat de Sotteville les Rouen très ému devant cette salle pleine. Le prix revient au film danois Un véritable humain de Ake Sandgren.

Moufida Tatli, Myriam Boyer, Olivier Broche
Le Jury du Festival (de gauche à droite) :
Moufida Tatli, Myriam Boyer et
Olivier Broche

Comme prévu, le film plebiscité par le public est Elling de Peter Naess (également sélectionné pour les oscars !). La représentante de l'ambassade de Norvège vient recevoir le prix et remercier le public rouennais. On en arrive aux prix remis par le jury composé par Moufida Tatli, Myriam Boyer et Olivier Broche. Olivier Broche annonce un prix d'interprétation féminine pour une actrice débutante, la jeune et formidable Christel Oomen pour son rôle dans La dérive. Le Woody Allen norvégien, Per Christian Ellefsen reçoit lui le prix d'interprétation masculine pour un rôle de " fou " dans Elling.

Michiel Van Jaarsveld, Isabelle Duault
Jacqueline Epskamp (scénariste), Michiel Van jaarsveld (Réalisateur) et Isabelle Duault

Enfin, grand moment très attendu, Michiel Van Jaarsveld reçoit le grand-prix du jury des mains de Moufida Tatli pour son film La dérive, un film très dur que le jury a beaucoup aimé. Le jeune réalisateur vient chercher son prix avec beaucoup de plaisir et va rapidement multiplier les interviews. Jean-Michel Mongrédien rappelle comment il a découvert ce film sur une cassette et a décidé de lui donner sa chance et espère que ce prix lui permettra de sortir en France.
La soirée se finit dans la joie et la cohue des interviews, avant que tout le monde ne se retrouve à la Halle aux toiles pour un cocktail-dinatoire joyeux où les différents jury échangent leurs impressions, tout comme les réalisateurs présents semblent partager leurs expériences sur ce festival…
Celui-ci continue d'ailleurs demain avec la projection des trois films primés.

Cocktail Dinatoire
Cocktail-Dinatoire à la Halle aux toiles


DIMANCHE 24 MARS - CONCLUSION

Eh oui ! Déjà le dernier jour du festival !
Celui-ci se finit sur un double sentiment : le succès des projections des films primés hier ainsi que les dernières séances des rétrospectives, mais aussi la tristesse de voir ce festival se terminer. La tente d'accueil est désertée et commence à être rangée par les différentes personnes qui travaillent sur le festival… Personnellement j'apprécie beaucoup La dérive qui est très dur, mais très bien filmé et interprété malgré la difficulté du thème traité. Un véritable humain est très surprenant, mais bien servi par sa mise en scène dépouillée (il est filmé selon le Dogme) et Elling me laisse un goût bizarre à la fin de la séance, j'ai à la fois beaucoup rit et beaucoup aimé, mais aussi eu du mal à accrocher à cette histoire et cette manière de présenter les choses…
Toujours est-il que je garderai un très très bon souvenir de ce festival du cinéma nordique 2002 , de son ambiance conviviale et des différentes rencontres que j'ai pu y faire. On soulignera la gentillesse et la disponibilité tant de l'organisation que des invités (metteurs en scènes, producteurs, acteurs…). Je suis vraiment très heureux d'y avoir participé, surtout au nom de ce site Internet en en espérant que cette collaboration s'avèrera fructueuse pour la promotion tant de ce site que de ce festival par trop méconnu, mais vraiment agréable.

REMERCIEMENTS

David et Élisa GOUVENEL pour m'avoir permis de participer au Festival en leur nom. Laurent qui m'a fait découvrir Gouvenel Studio. Sébastien VIGREUX et son assistant Damien pour leur disponibilité, leur gentillesse et leur aide. François, Céline et Stella qui m'ont permis d'utiliser leurs PC pour mener à bien ce reportage. M. Clier pour ses conseils avisés en matière de choix des films a voir.

Rémy MARGAGE pour Gouvenel Studio
Crédits Photo : Rémy Margage